En quoi pensez-vous que Suicide…Out of Sight est une série à part entière ?
Tout d’abord c’est une série qui se démarque des autres séries françaises. Elle ressemble beaucoup plus à une série américaine et elle pourrait très bien être diffusé aux Etats-Unis sans dépayser les américains puisque nous avons intégrés des éléments de la culture américaine l’action étant censée se dérouler dans ce pays. D’autre part, Suicide…Out of Sight traite d’un thème peu souvent abordé à la télévision : le suicide. Tout le monde est concerné par ce problème de société donc la série touche toutes les tranches d’âges. Qui n’a jamais pensé en finir avec la vie ?
Vous venez d’évoquer l’ancrage de la culture américaine dans la série. Est-ce que c’était voulu ? Est-ce que vous avez cultivés cette ressemblance avec les séries américaines ?
Oui c’était incontestablement voulu puisque Alain Struve, le réalisateur a été bercé par les séries américaines. D’ailleurs nous l’avons tous étés. Nos modèles étaient les séries qui sont aujourd’hui devenus cultes : Buffy contre les vampires, Charmed, Roswell, Dawson…Il a donc voulu insuffler à la série l’empreinte typiquement américaine que l’on retrouve dans ces séries. Son but était de dépoussiéré les fictions françaises ! La série est d’ailleurs filmé au format américain (52min ndlr) , chose que les français font maintenant. Preuve que nous avions déjà de l’avance il y a deux ans !
Dans quel genre peut-on classer la série ?
Cette série est un vrai mélange de genres. Elle mêle le fantastique, la comédie et le drame. Mais si on devait vraiment la classer dans un genre bien défini je dirais le fantastique car bien que Suicide…Out of Sight traite du thème bien réel qu’est le suicide, elle l’explore d’un point de vue fantastique.
Vous interprétez le personnage d’Anthony Cohen dans la série pouvez-vous nous en parler ?
Anthony est un jeune canadien de 16 ans qui arrive pour la rentrée scolaire au lycée de Strange-Hill. On le découvre alors assez introverti et seul puisqu’il ne connaît personne dans ce lycée jusqu’au jour où il rencontre Carla Watson avec qui il va lier une relation amicale ambiguë. Mais Anthony cache un lourd secret qui creuse un fossé entre eux et Carla va finir par le découvrir. Leur relation sera alors en danger.
Cela va faire bientôt deux ans que le tournage de la série s’est achevé. Où en est la série aujourd’hui ? Un nouvel épisode est-il prévu ?
Alain Struve, le réalisateur a terminé le montage de l’épisode. A ce jour, il ne reste plus que le doublage a effectué. Le problème majeur est de réunir tous les acteurs. Nous sommes tous dispatchés au quatre coins de la France et nous avons tous des emplois du temps chargés. Il faudrait donc créer un planning qui convienne à toute l’équipe. J’espère vraiment que ça va se faire !
Remontons un peu le temps pour revenir il y a 2 ans lors du tournage. Comment était l’ambiance sur le plateau ?
L’ambiance était vraiment nulle !! [Rires] Non, en réalité il y avait une très bonne ambiance et une très bonne entente entre toute l’équipe ! Il est vrai qu’à un moment donné le tournage était devenu plus éprouvant, mais nous avons quand même bien rigolé ! Cependant nous savions être sérieux quand il le fallait. Mais pour dire toute la vérité je pense que j’étais l’acteur le plus pénible ! C’est moi qui avais le plus souvent des fous rires et par conséquent j’étais celui qui faisait perdre le plus de temps !
Vous allez fêter bientôt votre vingtième anniversaire. Quand vous avez tourné la série vous aviez tout juste 18 ans. Comment, à 18 ans seulement, vous êtes vous retrouvé à tourner dans une série télé ?
En fait, nous étions un groupe d’amis, tous très intéressé par l’audiovisuel ! Tout à commencé quand Alain Struve et moi avons décidé de tourner un film d’épouvante pour Halloween : « La Légende de Strange-Hill ». Tout le monde y a participé. Pour ma part je jouais le rôle d’un psychopathe ! [Rires] l’expérience nous a, à tous, beaucoup plu et on a eu envie de continuer sur cette voie ! Alors nous avons tournés d’autres films jusqu’à ce qu’Alain Struve invente Suicide…Out of Sight ! Personnellement j’aime beaucoup être devant et derrière la caméra alors quand il m’a proposé un rôle dans sa série je n’ai pas hésité ! C’était pour moi un enchaînement logique car ce qu’il faut savoir c’est que S.O.S est dérivée d’une autre série que Alain Struve, Jérémy Chipault et moi-même avions crée au collège. A l’époque on était tellement fascinés par les séries U.S que nous avions crées la notre ! C’était une série où on était les héros. Et même si au final Suicide…Out of Sight s’avère très différente de cette série, il y a une chose qui est restée, ce sont nos personnages : Alain, Jérémy et Anthony.
Est-ce que ces expériences dans le milieu audiovisuel vous ont elles donné envie d’en faire votre métier ?
Non, pas vraiment. Même si ça me plaît beaucoup je ne souhaite pas en faire ma vocation contrairement à Alain Struve ou Zoé Roques. Je me suis toujours plus intéressé aux story board, aux scénarios… Les métiers artistiques me plaisent vraiment. Avant, mon rêve était surtout de devenir, outre mes rêves de devenir archéologues ou aventurier, dessinateur. D’ailleurs avant même tous ces films je travaillais sur l’élaboration de mon propre manga.
Qu’est-ce que vous regardé en ce moment à la télévision ?
Je n’ai jamais était un très grand fan de la télévision, je ne le regarde pas souvent. Quand ça m’arrive je regarde les informations, les clips… En ce qui concerne les séries j’avoue avoir été surpris par la saga de l’été de M6 cette année : « Suspectes ». Ils ont voulu faire une sorte de Desperate Housewives à la française et je trouve ça pas mal ! Bien sûr je ne dis pas que c’est un chef d’œuvre, mais je trouve ça drôle et j’aime bien la suivre. C’est une série accrocheuse.
Comment vous voyez-vous dans trente ans ?
Franchement je n’en sais rien…Je ne me projette jamais dans le futur, je n’aime pas ça. Je préfère vivre le moment présent.


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